Pourquoi?
Pourquoi est-ce qu'on choisi toujours la solution la moins facile?
Pourquoi est-ce qu'on s'accroche toujours à l'impossible, à l'insaisissable?
Pourquoi est-ce qu'on s'inflige toujours autant de difficultés?
Pourquoi, à un moment dans sa vie, est-ce qu'on décide que ça suffit, qu'on a plus envie de ramer?
Pourquoi est-ce qu'on a envie d'être heureux alors que la mélancolie est si confortable?
La vie est faite de telle manière. Peu importe notre éducation, peu importe les schémas qu'on nous impose, qu'on s'impose à soi-même.
Ma vie est ce qu'elle est, le fruit de ce qu'elle a été, le bourgeon de ce qu'elle sera.
Je n'ai jamais eu la main verte mais là, je m'atelle à ce jardinage.
J'ai envie d'être heureux.
Je sais, vous me direz (comme je le dis aux autres) que ça va aller, qu'il faut être patient. Or, pour moi, aux chiottes la patience, j'ai compris que le bonheur ça se provoque, ça se travaille, ça s'entretient.
Je sens, je sais que je suis à un carrefour. Je ne sais pas si je vais prendre à droite, à gauche ou continuer tout droit, mais une chose est sûre, je ne ferai pas marche arrière.
Je laisse derrière moi des malheurs, des frustrations, du bonheur aussi. Il est encore un peu tôt mais j'espère qu'un jour je me retournerai et regarderai avec nostalgie, un sourire sur les lèvres tout ce parcours qui a été le mien.
Pour l'instant je regarde devant moi. Je n'ai pas envie de (trop) me casser la gueule. Je sais que ça arrivera. J'ai mis mon casque et mes genouillères, je sais que certaines personnes seront là pour m'aider à me relever.
Mais, pour l'instant, c'est droit devant toi et te retourne pas.